Samedi 13 mai 2006 | Sainte Rolande | actualisé à 08h16
 
MONBAZILLAC .......
-- Carolyne Jomphe, la marraine de la gastronomie et de la francophonie a visité le vignoble

Acadie et vignoble



La Québécoise Carolyne Jomphe apprécie le Périgord pourpre
PHOTO JEAN-LOUIS BORREDON
Profitant de sa venue en Bergeracois, la chanteuse canadienne Carolyn Jomphe a fait une halte chez des amis sur le côteau de Monbazillac. Rencontre avec cette Acadienne qui sait ce qu'amour du pays veut dire.
« Sud Ouest ».
Peut-on parler d'une gastronomie québécoise ?
Carolyn Jomphe.
Oui, et de plus en plus. Cela fait une dizaine d'années que les Québécois apprécient le vin, alors qu'avant, ils buvaient surtout de la bière. De plus en plus les gens chez nous prennent le temps, comme ici, de bien manger. Nos origines communes et les nombreux jumelages y sont sans doute pour quelque chose. Nous abandonnons la cuisine des bûcherons pour chercher un raffinement dans la nourriture. A force de venir en France, mon palais s'est raffiné.

Vous venez régulièrement en France, mais est-ce le cas de beaucoup de Québécois ?
Non, il y a plus de Français qui viennent au Québec que l'inverse. Cela tient à un change favorable pour les Européens avec l'euro et surtout à une autre organisation du travail. Les Français ont plus de vacances et peuvent bloquer deux semaines pour venir chez nous. Les Québécois consacrent leurs courts congés au soleil du Mexique ou à l'été chez eux.

Comment expliquer cet engouement en France pour la chanson québécoise ?
Je pense que par la chanson on découvre que nous sommes heureux de leur ressembler. Il faut dire que les chanteurs québécois sont toujours bien accueillis en France, mais la réciproque est vraie pour les chanteurs français qui viennent chez nous. Dans mes chansons, je parle beaucoup de mon pays, de ma culture, et je crois que les « cousins » français aiment ca. C'est pour ça qu'avant chacune de mes chansons je donne des explications sur notre façon de vivre, nos habitudes et le public apprécie. Pour moi, venir ici c'est l'idéal car j'ai l'impression de vous faire retrouver des choses que vous avez perdues au fil du temps : ce sont nos racines communes.
Droits de reproduction

Copyright Sud Ouest 2006