MONBAZILLAC | ....... | --
Carolyne Jomphe, la marraine de la gastronomie et de la francophonie a visité le vignoble
Acadie et vignoble
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La Québécoise Carolyne Jomphe apprécie le Périgord pourpre
PHOTO JEAN-LOUIS BORREDON
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Profitant de sa venue en Bergeracois, la chanteuse canadienne Carolyn
Jomphe a fait une halte chez des amis sur le côteau de Monbazillac.
Rencontre avec cette Acadienne qui sait ce qu'amour du pays veut dire.
« Sud Ouest ».
Peut-on parler d'une gastronomie québécoise ?
Carolyn Jomphe.
Oui, et de plus en plus. Cela fait une dizaine d'années que les
Québécois apprécient le vin, alors qu'avant, ils buvaient surtout de la
bière. De plus en plus les gens chez nous prennent le temps, comme ici,
de bien manger. Nos origines communes et les nombreux jumelages y sont
sans doute pour quelque chose. Nous abandonnons la cuisine des
bûcherons pour chercher un raffinement dans la nourriture. A force de
venir en France, mon palais s'est raffiné.
Vous venez régulièrement en France, mais est-ce le cas de beaucoup de Québécois ?
Non, il y a plus de Français qui viennent au Québec que l'inverse. Cela
tient à un change favorable pour les Européens avec l'euro et surtout à
une autre organisation du travail. Les Français ont plus de vacances et
peuvent bloquer deux semaines pour venir chez nous. Les Québécois
consacrent leurs courts congés au soleil du Mexique ou à l'été chez eux.
Comment expliquer cet engouement en France pour la chanson québécoise ?
Je pense que par la chanson on découvre que nous sommes heureux de leur
ressembler. Il faut dire que les chanteurs québécois sont toujours bien
accueillis en France, mais la réciproque est vraie pour les chanteurs
français qui viennent chez nous. Dans mes chansons, je parle beaucoup
de mon pays, de ma culture, et je crois que les « cousins » français
aiment ca. C'est pour ça qu'avant chacune de mes chansons je donne des
explications sur notre façon de vivre, nos habitudes et le public
apprécie. Pour moi, venir ici c'est l'idéal car j'ai l'impression de
vous faire retrouver des choses que vous avez perdues au fil du temps :
ce sont nos racines communes.
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